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Le paysage de Séguékho :
l'appropriation "culturelle" du paysage par les Bassari...

Nommer témoigne d'une première forme d'appropriation que l'on peut appeler culturelle ou historique : les lieux "dits" appartiennent toujours d'une certaine manière à la communauté qui les a dénommé en premier...

L'exemple de Séguékho est très démonstratif à cet égard... puisque acun des lieux représentés sur la carte n'a de nom Beliyan ( Bassari) ! Tous les noms (sauf peut-être deux exceptions) sont d'origine Malinké et ont été donné par les actuels "usufruitiers" du territoire : lorsque les Bassari sont arrivés à la suite de leur expulsion du Parc National, ils ont emprunté leurs terres aux Malinké et se sont contentés d'adopter quelques uns de leurs toponymes pami les plus indispensables (lieux habités, lieux cultivés).

Un fait tout aussi démonstratif est la grande extension des espaces qui ne sont pas "dits" : il est évident que les Bassari se sentent encore étrangers dans ce territoire et qu'ils maîtrisent mal un espace qui leur a été seulement prété (la carte suivante montrera que les noms de lieux habités servent aussi, d'une façon d'ailleurs assez floue, à délimiter les cinq "quartiers de cultures" correspondant aux cinq hameaux)

(Dans d'autres cas, la toponymie est heureusement beaucoup plus riche et permet de mettre en évidence des référentiels qui évoquent plus souvent la nature que l'histoire ou la mythologie...)


(d'après EH. A. Guèye SEYE, 1998)


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