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Le paysage de Séguékho :
l'appropriation "foncière" du paysage par les Bassari...

En fait, il n'y a pas de véritable appropriation foncière et le paysage de Séguékho n'a pas été (encore ?) partagé.

Arrivés en 1978, les Bassari de Séguékho reconnaissent la prééminence des Malinké sur les terres qu'ils occupent : il n'ont ni "responsable de la brousse", ni "chef de la terre" pour distribuer les champs aux membres de la communauté, ne serait-ce que d'une manière provisoire...

La carte ne peut montrer que la dispersion des six lignées matrilinéaires présentes à Séguékho (sur les sept que compte la société Bassari) ainsi que leur regroupement, sans règles apparentes, en cinq hameaux étendant leurs activités sur cinq "quartiers de cultures" (que l'on ne peut que délimiter... en pointillés !).

Cette carte n'est qu'une image d'ailleurs très fugace : si le "village" constitue, sinon un lieu d'habitat groupé du moins une entité sociale relativement stable (a-ngol, qui s'individualise par un système de "classes d'âges" très spécifique), il faut se dire que les cinq lieux-dits habités (bambexweran), les vingt-sept concessions (e-kun) et les 146 habitants de Séguékho sont loins d'être définitivement fixés dans l'espace...


(d'après EH. A. Guèye SEYE, 1998)


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